Vaille que vaille

Commencez par vous débarrasser du sentimentalisme ! Mélasse d’un temps fade où les belles émotions pataugent en noir et blanc. De la force pitié, de la force ! Votre faiblesse nous empoisonne. Vos apathies nous endorment. Votre lenteur nous plombe. Prenez Garde pauvres gens ! Il n’y a pas plus dangereux que les morts, et plus perfide que la paix. VIVONS EN GUERRE ! Encore toujours, et vaille que vaille.

Vos réseaux m’indiffèrent, bien qu’au pire ils m’amusent. Ce ne sont dans ma folie que des flux que l’on chevauche et que l’on baise. Torrents qu’endiguent nos souterrains. Torrents qui flambent et puis s’écoulent. Et puis ce rire, toujours ce rire. Devant vos rien que l’on étale. Et puis l’histoire dont on s’en fout ! Qui nous emmerde et qui s’impose.

Viens que l’on peuple ta solitude. Que l’on arme ton âme. Que l’on ouvre tes yeux à la beauté du monde.

– Lain Auser

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